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Archive for décembre, 2008
Ce comité de quinze personnes, treize femmes et deux hommes, est né à la suite des paroles de Monseigneur André Vingt-Trois sur Radio Notre Dame le 6 novembre 2008. (voir archives, pour la genèse et le détail de notre plainte au Tribunal ecclésiastique de Paris).
Soyons sérieux, on ne dit pas de telles énormités par hasard, ni pour dire exactement le contraire de ce qu’on pense, comme le répète sans convaincre le cardinal.
Si de telles paroles jaillissent, c’est qu’on avait oublié de refermer la porte de son inconscient et qu’elles se sont échappées, les coquines!
Et voilà la vérité : jupe = rien dans la tête.
Les femmes dans l’Eglise, en effet, ne sont pas traitées comme il serait normal qu’elles le soient, à notre époque. Et à cause de cela, et de bien d’autres signes qui, tous, manifestent le refus de l’Eglise de regarder la société qui l’entoure, un profond déséquilibre s’installe. Trop de tristesse dans l’Eglise aujourd’hui…. trop de souffrances, trop de distance avec le monde.
Aussi ce comité a-t-il décidé de ne pas plier bagage, une fois « l’affaire » réglée.
Nous aurons beaucoup à dire, on s’y met, mettez aussi votre grain de sel, on vous attend, hommes ou femmes. Donnez-nous vos impressions, vos expériences, vos souhaits. L’avenir de l’Eglise le mérite bien.
A vous la parole!
Anne Soupa et Christine Pedotti
avertissement:
Nous nous réservons le droit de refuser les commentaires à caractère injurieux ou n’ayant aucun rapport avec les discussions en cours. Merci de votre compréhension.
Libé en a menti, je n’ai pas encore 50 ans, mais ça ne saurait tarder. Je suis catholique, comme mes ancêtres, nés les uns dans l’âpre terre ardennaise, les autres dans le nord de l’Italie. Il paraît même que l’un des Italiens fut un célèbre garibaldien.
De l’enfance à aujourd’hui, l’Église catholique a été toujours été ma maison, mon héritage. Cet héritage, je l’ai reçu comme un cadeau et je me sens heureusement redevable de ce que j’ai reçu ; une foi qui fait tenir debout sur la Terre, la certitude d’être aimée au-delà de tout mérite, et la conviction que cette joie est à partager.
J’ai eu des engagements pastoraux, en catéchèse d’abord, puis comme responsable des aumôneries du Quartier Latin, et j’ai reçu une formation théologique dans la cadre de la Formation des Responsables du diocèse de Paris.
J’ai aussi fait des études d’histoire et de sciences politiques. J’ai découvert que j’avais le goût de l’écriture en participant à la création du journal Grain de Soleil. Puis en concevant et écrivant « Théo Junior », j’ai découvert ma vraie passion professionnelle et je suis devenue éditeur. J’ai dirigé le département religieux des éditions Fleurus-Mame pendant 13 ans et j’ai aussi créé des livres pour la jeunesse non-confessionels, comme de « Le Dico des Filles ».
J’ai toujours continué à écrire, principalement pour la jeunesse, toute la série « Théo » et quelques autres ouvrages, et plus récemment, j’ai publié, avec un ami, un polar, « La longue patience du sanglier », qui est un hommage à ma terre natale.
Et aussi, et surtout, je suis mariée depuis 28 ans avec un type formidable qui semble adorer mes enthousiasmes et mes passions, et qui les accompagne.
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Je suis journaliste, rédactrice en chef de Biblia, après l’avoir été de Fêtes&Saisons. J’ai travaillé au Monde de la Bible, à Grain de Soleil, et avant, dans le secteur bancaire. J’ai fait mes études de théologie à la Catho de Lyon, IPER, puis licence et maîtrise.
J’y ai découvert la Bible et l’immense cortège des priants de l’histoire : mystiques féminines en particulier, et ai fait du parcours d’Angèle de Foligno, tertiaire franciscaine du 13e siècle, le sujet de mon mémoire.
De ces années date ma gratitude envers l’Eglise, représentée d’abord par mes professeurs ou accompagnateurs, saints prêtres et néanmoins modernes, en particulier Eugène d’Oncieu, Georges Duperray, Henri Bourgeois et Henri Denis, qui m’en ont ouvert les portes.
J’ai publié « Faut-il croire au diable? » (avec Marie-Michèle Bourrat, Bayard, 1994), et « Pâques art du passage » (Cerf, 2009), conférences données à Sylvanès pour les trois jours saints.
Le premier livre m’a permis de réfléchir à la part d’ombre de l’être humain, et à cette extrême difficulté que nous avons à reconnaître le mal en nous. La figure diabolique nous dédouane parfois, jusqu’à ce qu’un jour, peut-être, nous parvenions à nous en passer sans nous accabler, ni nous ni nos frères. En ce sens,elle nous sauve…de nous-memes.
Le second ouvrage, tout petit, est une méditation sur la fête des fêtes, Pâques, qui honore le simple fait de « passer ». Et passer, de la nuit au jour, d’un âge à l’autre, est le mouvement même de la vie. Tout est Pâques… Ainsi, j’ai cherché à montrer que Pâques est ce temps béni où le Dieu passant (jeudi) se fait passeur (vendredi) et passage (samedi). En chacun de ces jours s’éprouve et se fortifie le lien au Christ.
J’aime l’écriture, le Limousin,les arbres qui disent si bien les sentiments humains, le bel canto. Je suis mariée, mes sept petits enfants me rappellent que la vie passe. Tout est grâce.
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