Copyright © 2010 Comité de la Jupe. All Rights Reserved. Snowblind by Themes by bavotasan.com. Powered by WordPress.
Archive for décembre, 2009
Bonne et heureuse année à vous tous qui nous rendez visite sur ce site.
Nos vœux vont bien sûr à tous et à toutes, à vos familles, à vos amis, aux tout petits qui naîtront cette année et à ceux qui ne demandent qu’à grandir, aux gens éprouvés qui voudraient bien en sortir, aux gens heureux qui aimeraient que leur bonheur dure longtemps, longtemps. Et même, oui, même à ceux d’entre nous qui, cette année finiront leur « pèlerinage sur la terre », nous osons souhaiter que le Seigneur les accueille avec miséricorde, même si nous voudrions ne jamais mourir ou ne jamais quitter ceux que nous aimons.
Il n’est pas inutile non plus de souhaiter qu’en 2010 la condition des femmes s’améliore. Non seulement dans notre Eglise catholique où elle est ce que vous savez, mais aussi dans l’ensemble des religions du monde.
Sans entrer ici dans de grands débats, il est stupéfiant de constater la force de l’emprise masculine dans la « gestion » du religieux. Comment l’expliquer? Combien de temps encore cela durera-t-il? Comment faire évoluer les choses?Vaste chantier que nous aimerions bien ouvrir, avec votre aide, peut-être au cours de cette année.
Que vous soyez nombreux à nous rejoindre pour l’aborder, c’est aussi le vœu que je formule avec beaucoup de force, car le combat pour les femmes est l’un des grands combats de demain. Et que l’on ne nous traite pas de féministes comme si c’était une injure! Comme le disait la présidente de l’association Les Chiennes de garde : « le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours ». Aussi, la cause des femmes est une entreprise qui va vers la paix. Pas faux, donc, de dire qu’elle est vitale pour nous tous dans le monde.
Bon vent à tous pour 2010!
Anne Soupa
Continue Reading »Un texte extraordinaire
A propos de l’évangile de la Messe du 4 octobre 2009 (Marc 10, 2-16), Voici un texte d’un père de l’Eglise du IVème siècle, Grégoire de Naziance, évêque de Constantinople.
On remarquera l’extraordinaire modernité de ce texte vieux de 17 siècles…
Texte découvert sur le site de l’Abbaye de Boscodon le 16/11/2009 et communiqué par les bons soins de Malvina
Homélie de saint Grégoire de Naziance
Le Christ, prenant la parole, répliqua aux pharisiens : N’avez-vous pas lu l’Ecriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme. La question que tu poses, (dit-il) me paraît concerner l’honneur qu’il faut rendre à la chasteté, et réclame une réponse empreinte d’humanité, – chasteté au sujet de laquelle je vois que la plupart des hommes ont des idées erronées, et que leur loi est injuste et inégale. Pourquoi les hommes ont-ils châtié la femme et laissé l’homme impuni ?
L’épouse qui a déshonoré le lit de son mari est adultère et la conséquence en est, pour elle, les dures sanctions des lois; au contraire, l’homme qui est infidèle à sa femme n’encourt aucune peine. Je n’accepte pas cette législation; je n’approuve pas cette coutume.
Ce sont des hommes qui ont légiféré de la sorte; voilà pourquoi cette législation est dirigée contre la femme; ils ont placé aussi les enfants sous l’autorité des pères, et ils ont négligé les intérêts de la femme. Dieu n’agit pas ainsi. Remarque l’égalité de la législation divine : un unique créateur de l’homme et de la femme, une unique poussière qu’ils sont tous les deux ; une image unique, une loi unique, une mort unique, une résurrection unique. Nous sommes nés à la fois de l’homme et de la femme; unique est la dette des enfants à l’égard de ceux qui les ont engendrés.
Comment réclames-tu donc, toi, la chasteté, sans l’apporter ? Comment demandes-tu ce que tu ne donnes pas ? Comment, étant un corps de même dignité, légifères-tu d’une manière inégale ? Si tu regardes le mauvais côté des choses, la femme a péché, mais Adam aussi; le serpent les a trompés tous les deux; un parti ne s’est pas trouvé plus faible, ni l’autre plus fort. Songes-tu au bon côté des choses ? Le Christ les sauve tous les deux par ses souffrances. Le Christ s’est fait chair pour le salut de l’homme ? De même aussi pour le salut de la femme. Il est mort pour l’homme ? La femme aussi est sauvée par sa mort.
Orat.37, 6-7 PG 36, 290-29
Continue Reading »
La « petite » affaire des enfants de chœur de Bayonne pose une intéressante question de droit(s). Pas une question juridique, elle a été traitée par Gonzague, mais une question d’organisation, de droit et de devoirs, de responsabilité de chacun.
Regardons les chose de près. L’Église catholique, depuis environ quarante ans ne voit pas d’objection de principe à la participation des filles au service de l’autel (ceci en raison de leur baptême, et donc sans acception de sexe).
Mais il appartient à l’Évêque et, en dernier ressort, au curé de le permettre et de l’organiser. Voilà qui mérite d’être commenté.
Ainsi, sur une question d’organisation de la vie de la communauté chrétienne, le curé est le « patron ». L’unique patron. Doit-il au moins consulter, obtenir des avis ? Point donc. Il est en quelque sorte « patron de droit divin ».
Et c’est bien l’expérience que font bien des communautés, bien des paroisses. Pendant des années, 6 ans, 9 ans, un curé a organisé les choses avec la communauté, bien ou mal, dans le dialogue ou sans, mais les chose se sont mises en place. Et puis, le curé change, et hop, changement de gouvernement, changement de méthodes, ce qui était bien hier devient mauvais, et vice versa. Et les communautés ? Soient elles plient, soit elles « font la tête ». Mais elles n’ont aucune voix réelle au chapitre.
Drôle de conception de la fraternité et de la communion ? Non ?
Les prêtres sont-ils là pour les communautés, ou les communautés pour servir les expérimentations successives des prêtres ? Sont-ils là pour mettre en œuvre leur « politique » pastorale ou pour célébrer la communion ?
Soyons clair, je ne donne pas un blanc-seing aux communautés (aux paroisses), mais je trouve étrange que de droit, de façon « impériale », se soit le prêtre qui ait tous les droits.
Si l’on veut que la mission soit le bien de tous, il serait sans doute plus judicieux de rechercher le consentement de la majorité, d’être patient, d’expliquer, plutôt que de faire tomber une « loi », de la chaire, comme du ciel.
Les catholiques baptisés, confirmés, ne sont pas un troupeau immature et errant. Ce sont de adultes majeurs, raisonnables et responsables. La paroisse, est leur bien, leur maison, le lieu particulier de l’Église où ils vivent. Pourquoi seraient-il soumis à la « baguette » d’un seul ?
Au nom de quoi ?
Ces choses-là concernent toute la communauté. La messe est la célébration de tous, elle est le bien de tous et « n’appartient » pas au curé.
Il est correct de respecter les formes de la catholicité, et aussi les usages locaux dès lors qu’ils ne s’opposent pas aux formes catholiques ordinaires.
Il n’est ni utile ni légitime d’imposer aux communautés des usages qui n’ont d’autre fondement que la « sensibilité particulière de tel ou tel clerc ».
Continue Reading »