Pâques

Mémoires d’oubliées, mémoires oubliées ? O filii et filiae ?

11/04/2020

Recroquevillée sur mon coussin, je navigue en traversant une brume qui engourdit tout et paralyse ma pensée d’habitude si grouillante d’activité, que d’autres disent bondissante tellement je suis spontanée. Aucune parole n’arrive à franchir mon palais. Je mâche de la douleur pure, je ressasse en boucle des images, des sons, des odeurs… Je réalise que le temps n’existe pas. Ce que je vis aujourd’hui, ce que j’ai vécu ces années passées, ces quelques jours avant cette heure, c’est un maintenant qui durera toujours.

Joyeuse lumière

11/04/2020

Combien de fois, nous les femmes, avons-nous tenu le flambeau d’une lumière vacillante, au cœur de nos familles, au milieu de nos combats, dans la pénombre du doute ! Modestement, sans artifices ni porte voix, nous avons été dociles et souples au vent de l’Esprit, au souffle de la Vie. Certes ce n’est pas l’apanage des femmes, et combien d’hommes ont osé, comme nous, proclamer un message d’amour, là où l’aridité des cœurs et la défiance faisaient loi !

Temps de résurrection

11/04/2020

Evidemment, ce qui nous vient en premier, à l’évocation de Pâques c’est la Résurrection. Mais de quelle résurrection parlons-nous, ou plutôt de quelle résurrection voudrions-nous parler aujourd’hui ? A mon sens, c’est une résurrection de l’Eglise qui est à souhaiter principalement, puisque la renaissance n’a jamais eu lieu au sein de celle-ci.

Pâques, les femmes, et la crise

10/04/2020

Au lendemain du sabbat, les femmes vinrent au tombeau de Jésus et trouvèrent le tombeau vide. Pas d’hommes avec elles. Si c’est un bon argument à opposer à une institution catholique infidèle à ses sources, ce ne serait pourtant pas très sain d’en déduire que les femmes savent mieux que les hommes accompagner la fin de la vie et pressentir la force de la résurrection.

Pâques… à la maison

10/04/2020

12 avril pour les Églises catholiques et protestantes, 19 avril pour les orthodoxes… Pâques se fête sur un mode pluriel tout en célébrant la même chose : le passage de la mort à la vie, la résurrection de Jésus, le Nazaréen, né en Palestine sous l’empereur Tibère. Cette année sera d’ailleurs très particulière, confinement oblige. Pâques se fêtera sans faste, sans bruit, sans orgue, sans cloche… Et après ?

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