servant.e d'autel

Filles et garçons à l’autel

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Parmi les arguments utilisés pour justifier l’exclusion des filles du service de l’autel, qui tous, je l’avoue, me semblent abscons, il en est un qui m’a toujours fait penser au Moyen Âge (ceci dit sans aucun mépris pour le Moyen Âge, même si moi qui le fréquente beaucoup, vous me voyez bien aise de ne pas y vivre) :

Des petites filles à l’autel ?

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Céline Béraud, maître de conférences à l’université de Caen, membre du Centre d’études interdisciplinaires des faits religieux, est une sociologue intéressée par les études de genre, en particulier dans le catholicisme. Elle a enquêté en région parisienne sur le statut des filles dans la liturgie. Elle a rédigé sur le sujet, dans l’ouvrage collectif Catholicisme en tensions, un chapitre intitulé Des petites filles à l’autel ?

39 % des paroisses excluent les femmes de services liturgiques. Premier bilan de notre cartographie.

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Beaucoup d’entre nous connaissions personnellement des situations de discrimination sexuelle pendant les messes des paroisses catholiques que nous fréquentions : des jeunes filles et des femmes exclues de fonctions liturgiques ouvertes aux laïcs comme le service de l’autel (enfants de chœur), la distribution de la communion, voire les lectures de la Bible.

À propos de l’exclusion des filles du chœur dans certaines paroisses en France

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Le comité de la jupe dénonce vigoureusement la dérive récente qui, dans certaines paroisses, exclut les petites filles du service de l’autel. Les deux motifs invoqués, à savoir que cette exclusion favoriserait l’éclosion de vocations presbytérales et que les petits garçons partiraient s’ils partageaient cette fonction avec des filles, sont grotesques.

Les femmes, « dalits » (intouchables) de l’Eglise ?

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On me dit que depuis quelque temps, les petites filles ne peuvent plus être « servantes d’autel ». Pire, certains ont noté que dans leur paroisse, la communion n’était plus donnée par des  femmes laïques. En vertu de quels décrets ou directives, émanant de qui ? Je n’en sais rien. Mais il est urgent de procéder à l’analyse des conséquences de telles pratiques sur la jeunesse de demain. Tout d’abord, toute discrimination, ou exclusion, fait naître chez un(e) enfant un sentiment d’injustice brûlant. Surtout lorsqu'il s’agit d’interdire un accès longtemps autorisé.

Enfants pas de chœur

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servants d'autel Au seuil de l’Eglise, des filles nous accueillent avec une feuille de chants.  C’est « l’Equipe Sourire ». Elles ne portent pas l’aube blanche des baptisés mais la cape blanche du sexe féminin. Derrière elles, des garçons s’avancent vers l’autel. Le prêtre qui les y conduit les a vêtus de l’aube baptismale, la même que la sienne.