Et maintenant on va où ? Un film de Nadine Labaki.
Dans un pays du Moyen Orient où se déroule une guerre fratricide, les femmes mettent toute leur énergie à préserver la paix dans leur village.
Un village où les combats entre chrétiens et musulmans, qui font rage ailleurs, n’ont pas encore contaminé la population… Pas encore ! Car il suffit d’une étincelle pour rallumer le feu. Et nombreux sont ceux qui ont déjà perdu la vie.
Le film débute sur une scène impressionnante : en deuil, chrétiennes et musulmanes se dirigent ensemble vers le cimetière où reposent leurs morts.
Puis on passe des larmes au rire : Amal, jeune veuve chrétienne qui tient un café, se verrait bien dans les bras du jeune maçon musulman qui fait des travaux dans son établissement. Il la regarde avec tendresse. Mais les hommes, infantiles et impulsifs, naviguant entre provocation et envie de vengeance irrationnelle, vont contrarier les projets de ces Roméo et Juliette des temps modernes.
Courageuses jusqu’à l’abnégation, Takla, Afaf, Amal et les autres savent aussi ruser, pactiser avec d’autres femmes venues de la ville, inventer des stratagèmes, et… faire une cuisine bien à elles !
Elles finissent par démontrer aux hommes avec brio l’absurdité et la vanité de leurs guerres.
Un film à voir absolument, d’autant plus que musique et chansons accompagnant l’image se gravent dans notre oreille. .
Il nous donne envie d’en savoir plus sur toutes les actions des femmes pour la paix dans le monde…
Michelle. C. Drouault


Film qui montre comment les femmes sont imaginatives, créatives et réussissent à faire tomber des murs. Ce film décrit bien l’absurdité des conflits. A voir, et j’irai le revoir.
Il y a des subtilités à voir au 2nd degré (je pense à la scène où les musulmanes utilisent les objets chrétiens et les chrétiennes les objets musulmans pour « exorciser » leurs hommes pour les amener à la paix)
Nadine Labaki manie avec un grand brio l’alternance entre le rire et le drame sans la moindre vulgarité et sans prendre partie pour un camp ou pour l’autre.
Merci et bravo Nadine Labaki.