Une religieuse qui ne manque pas d’audace +
Sœur Marie-Paul Ross est religieuse et sexologue. Son parcours est assez stupéfiant ; un livre récent le retrace : « Je voudrais vous parler d’amour… et de sexe », édité chez Michel Lafon. Voici de quoi il retourne.
Marie-Paul Ross est née en 1947 au Québec. À 17 ans elle entre dans la congrégation des «Missionnaires de l’Immaculée Conception » contre l’avis de ses parents, alors qu’un de ses frères est déjà dominicain. Durant onze ans, jusqu’à ses vœux perpétuels, elle va se former et pratiquer les compétences que l’on attend d’une infirmière diplômée.
À 29 ans, la voilà partie pour les barrios ou la selva boliviens et péruviens. Le séjour va durer 8 ans (interrompu pour une convalescence au Canada, à la suite d’un un typhus sévère). Préparée à rencontrer toutes sortes de violences, il en est tout de même une qui n’était pas attendue sur une telle échelle : l’inceste. Grands pères, oncles, pères une majorité, abusent sans réserves des femmes et surtout des enfants (des deux sexes). Elle lutte ; les femmes lui disent qu’elles sont faites pour «servir l’homme ». Elle obtient quelques succès, mais c’est une goutte d’eau sur un brasier. Au fil des jours, elle découvre que bien des violeurs sont prêtres, vivant par ailleurs en concubinage; le mal atteint même tel ou tel évêché. La suite se devine : elle gêne ; elle est rappelée.
Elle explique, rue dans les brancards durant trois ans, mais son obstination à vouloir acquérir une formation poussée dans le domaine de la sexualité lui permet d’intégrer l’université de Laval en 1986. Elle y acquiert un mastère. Diplômée, elle repart au Pérou en 1989 où une supérieure provinciale l’appelle.
Les premiers à soigner sont des prêtres déviants et des religieuses ; les laïcs suivent.
Une ébauche de modèle d’intervention globale en sexologie (MIGS) se fraie un chemin dans son esprit ; elle le met en expérimentation au travers d’un organisme local le CEDEPSE.
Mais la réussite suscite la jalousie et donc des manœuvres souterraines, d’où une intervention du Vatican en octobre 94. Elle y plaide sa cause avec succès et reçoit de l’évêque « examinateur » une lettre de mission lui demandant la poursuite de ses travaux et études. D’où son retour au Canada, pour la préparation d’un doctorat en sexologie et des séminaires en Europe. Mais si certains ne désarment pas, car elle dérange, les soutiens aussi arrivent et le 10 octobre 1995, c’est Jean Paul II qui l’accueille en entretien privé, l’encourage et lui prédit que les principales difficultés viendront de l’Église.
Ainsi doublement encouragée elle fonde un institut, à Québec, où est mise au point une méthode de soins, le MIGS précité. Cela va être l’outil au service de patients dont l’éventail est extrêmement large. Et la majeure partie de l’ouvrage s’applique à décrire, avec bien des exemples à l’appui les domaines d’intervention. D’où les chapitres consacrés : au couple, aux enfants et ados, à la masturbation, à la contraception et l’avortement, à la sexualité des handicapés, à la pédophilie.
Il n’est pas possible de résumer ici tous ces chapitres ; retenons à titre d’exemple celui traitant de la pédophilie, un des plus passionnants. Il y est montré et expliqué pourquoi la pédophilie structurelle est une maladie inguérissable, alors que la pédophilie situationnelle peut être vaincue.
Une dernière partie du livre s’intitule : « Église et sexualité une (r)évolution nécessaire ». Brève mais dense elle laisse le lecteur béotien un peu abasourdi par les faits révélés. Mais sœur Marie-Paul intervient en Amérique, Europe, Afrique pour conférences et séminaires. Forte d’une expérience dans vingt-six pays, elle accueille les misères d’un grand nombre et y retrouve l’impérieuse relation de dominant à dominé (tout comme à ses débuts dans les barrios), en particulier entre directeur spirituel et religieuse par exemple. Effarant !
Rappelons une statistique : 80% de religieux, une fois ou l’autre, ne respectent pas leur célibat / chasteté, la même proportion que l’infidélité au sein d’un couple marié. D’où la proposition pour l’église catholique romaine de retourner au premier millénaire et de laisser les prêtres diocésains prendre épouse tout comme pasteurs, popes, rabbins ou imams. Cette mesure lui paraît de bon sens, tout comme l’éviction de l’Église de la chambre à coucher des époux. En reconnaissant un état de fait (baptisé jadis le « schisme silencieux » par le Cardinal Etchegaray), notre auteur ne doute pas que l’évolution de l’Église romaine se fera un jour, pour une meilleure présence au monde.
Claude Debard
Quelques liens
Emission « Bonheur total. » Institut de Développement Intégralel Québec
Conférences Parcours et réussite


ça a l’air passionnant, en effet… Mais, quand vous parlez d’ « éviction de l’Église de la chambre à coucher des époux », je suppose qu’elle n’approuve quand même pas le viol conjugal? Ni les grossesses non consenties? Voyez-vous, il faut être prudent avec l’idée que la sexualité serait affaire privée, où aucune autorité extérieure (religieuse, morale, étatique) n’aurait le droit de s’immiscer. Non, la sexualité relève bel et bien de la morale (au sens d’une réflexion adulte sur la droite façon de conduire sa vie) et de la politique (au sens où ce qu’on estime être une société humaine a des conséquences sur la sexualité). Mais il y a des discours moraux qui sont au service d’une oppression et des discours moraux libérateurs, comme il y a des discours politiques oppresseurs et des discours politiques libérateurs.
Mais d’après ce que vous en dites, je pense que cette religieuse le sait bien!
Dieu a crée l’homme a son image; il s’ait que l’on a un sexe. nous devont aimer notre prochain
avec notre masculin et nôtre femmini dans l’amour et avec l’esprit de Dieu qui est Amour.Notre intélligence doit nous servir a sublimer cette relation homme et femme pour grandir et avoir un épanouissement ensemble et créateur.
Quand nous paraîtrons devant Dieu il pourait bien nous demandez qu’a tu fait avec ton sexe ?
@AnneMarie Je pense que les liens que nous avons donnés vous permettront de vous faire une idée. Marie Paul Ross parle avec une simplicité inconnue en Europe (ou presque) de la sexualité humaine. Son but est de la débarrasser de tout ce qui l’encombre et la pollue, finissant par causer des drames:le sexe -consumérisme, la pornographie- qu’elle oppose à la beauté de l’érotisme-, et bien entendu, la violence dont elle a été le témoin.
Par ailleurs, oui, je pense qu’il faut évincer l’Eglise, et les religions,de la chambre à coucher, parce qu’elles n’ont rien à y faire. Le rôle de l’Etat est de réguler les relations entre les citoyens, celui de la religion est de guider les esprits. Les fidèles sont assez grands pour repérer qu’abrutir son épouse de grossesses rapprochées préjudiciables à sa santé physique et mentale, par exemple, est une faute bien plus grave que d’acheter des capotes…que ce qui compte est l’amour du prochain. Il y a quelque chose de malsain dans cette obsession de l’Eglise pour le sexe,et tant que le pouvoir sera détenu par des hommes seuls, la seule morale qu’ils édicteront sera une morale de contrôle du corps féminin.
Ajoutons que le catholicisme est la religion la plus répressive,la plus inhumaine envers les femmes,dans le cadre de la sexualité et la procréation;beaucoup plus que l’Islam et le judaïsme…encore que, la notion de « pureté familiale » dans le judaïsme fasse un peu frémir…
Donc, je ne reconnais à aucun homme de foi d’autre compétence que celle de me rappeler à l’exigence de l’Amour. Pour le détail, qu’ils restent à la porte!
@ Michelle
Je me doutais bien que mon message allait en irriter quelques un- quelques unes surtout! Évitons quelques malentendus: je ne suis pas plus que vous d’accord avec les positions officielles des responsables de l’Église sur la contraception et l’avortement, la place dans l’Église des divorcés remariés et l’obligation de célibat des prêtres. Je suis bien d’accord que ce discours officiel trahit une obsession du sexe qui est malsaine. Mais il faut être un peu logique: si nous avons ici, entre nous, des échanges qui nous font du bien, en tant que chrétiens au sujet de la sexualité, c’est bien que c’est là un domaine (entre autres domaines de l’existence) au sujet duquel les chrétiens ont à réfléchir et partager leur réflexion, non? Alors, si nous le faisons avec fruit entre nous, pourquoi les reponsables de l’Église n’auraient-ils pas non seulement le droit mais même le devoir de proposer à leurs frères chrétiens leur propre réflexion, dans l’espoir de guider celles de leurs ouailles? Ce avec quoi nous ne sommes pas d’accord, c’est ce qu’ils disent, et la façon de le dire. Mais qu’ils s’expriment là-dessus, c’est bien normal. Et j’insiste: la vie sexuelle ne relève pas uniquement de la vie privée. Que la relation conjugale soit encore à l’heure actuelle pour un grand nombre de femmes un lieu d’oppression morale, financière, affective, et sexuelle, ce n’est pas un problème de vie privée: c’est un problème politique. Je veux dire par là que notre société repose sur cette oppression et que la remettre en cause change la société en profondeur. Nous n’avons pas le droit de laisser nos soeurs opprimées par des mariages étouffants se débrouiller seules dans l’enclos de la vie privée. C’est d’ailleurs ce que fait Soeur Marie-Paule Ross, non?
@Michelle: » Marie Paul Ross parle avec une simplicité inconnue en Europe (ou presque) de la sexualité humaine. » Vous y allez un peu fort ! Pour les catholiques sans doute, pour les autres bien moins. Car il faut bien avouer que l’église catholique a fait ce qu’il fallait pour coincer ses sujets et leur entrer dans la tête que les autres vivaient la sexualité en consumérisme ou pornographie, comme si l’amour était une chasse gardée des chrétiens. Ce qui n’est évidemment pas le cas! Au mieux, des personnes comme Marie Paul Ross ont une idée normale de la sexualité, partagée par l’immense majorité des gens, sans besoin de sexologue pour vivre leur vie d’amour avec ou sans sexe. Croyons-le bien, le sexologue s’occupe principalement des personnes qui rencontrent des problèmes, et croyons-le bien aussi, la majorité n’a pas besoin de sexologue et vit tout simplement !
@Nadège: si je me suis exprimée ainsi, c’est que j’ai mes raisons: quand j’ai quitté le Québec , en 1973, un film intitulé « mon corps , c’est mon corps » commençait à circuler, et à être montré dans les écoles; il s’agissait d’expliquer clairement aux enfants le principe de leur intégrité physique,et du respect que tout adulte doit avoir envers le corps d’un enfant ou adolescent, avec des images très précises, mais pudiques. En un mot, combattre l’inceste, les attouchements par des personnes « ayant autorité ». On y appelle un chat un chat, en se mettant à la portée des enfants.
Ce film n’est timidement arrivé en France qu’en 1987!! Travailleur social, lorsque j’ai voulu le diffuser dans les écoles françaises, j’ai vu de la gène, du malaise, au mieux; au pire, j’ai entendu des réflexions effarantes: »il ne faut pas montrer ça aux enfants, ça va leur donner des idées »(sic).Les français sont mal à l’aise avec la sexualité, d’où les éternelles plaisanteries « salaces » qui s’étalent partout sur les chaînes de télévision(voyez d’ailleurs l’extrait de « on n’est pas couchés où apparait Sr Marie Paul!)ou à la radio. Il n’y a aucune éducation sexuelle à l’école, ou bien elle est lacunaire et affligeante. Quand on a voulu installer des distributeurs de préservatifs, les associations de parents ont hurlé.
C’est ce malaise qui provoque un nombre consternant de grossesses d’adolescentes non désirées dans certains départements: les parents et les enfants n’échangent pas sur la sexualité . Voilà ce que je voulais dire.
@AnneMarie: Bien sûr que l’oppression des femmes est un problème politique, cela fait 40 ans que les femmes le disent! Ce n’est pas le clergé qui va le résoudre. Son discours totalement conservateur ne fait qu’enfermer les femmes dans cette oppression, quelle que soit la religion; puisqu’une des tactiques masculines pour conserver le pouvoir est d’instrumentaliser les religions pour faire taire les femmes sur leur vécu.
Si nous sommes amenés à parler ici de sexualité c’est uniquement parce que l’Eglise-Institution nous harcèle de ses interdictions et de ses exclusions.
Et non, non, et non, je n’autorise aucun prêtre, imam ou rabbin à parler sur mon corps ! La seule exception est la bio-éthique, et là, c’est différent, puisqu’il s’agit de l’avenir de l’humanité en général. Mais ce serait aux femmes de parler, et pas à des prélats de s’exprimer seuls.
@ Michelle
comme vous simplifiez les choses… Si l’oppression des femmes venait uniquement du clergé, la société aurait évolué bien plus vite que ce que nous voyons… Je ne dis pas ça pour défendre le clergé, mais pour que nous ne nous obnubilions pas sur une seul adversaire, alors qu’ils sont divers et insidieux… Et puis, vous savez bien que « le clergé » n’est pas une entité homogène, pas plus que « les femmes ». Il ya des femmes qui contribuent de toutes leurs forces à l’oppression d’autres femmes; il y a des prêtres féministes, pour de vrai. Enfin et surtout, je pense que tout être humain a droit à la parole sur tout ce qui concerne les êtres humains; je ne suis pas prêtre, et je pense que j’ai le droit de parler du vécu des prêtres, quitte à ce que l’un d’entre eux me dise que je suis complètement à côté du problème; de même, je défends le droit des hommes d’Église à parler des femmes, et je me réserve le droit de contredire ce qui ne me convient pas. On ne fait paa avancer un problème en interdisant à qui que ce soit de prendre la parole.
Je précise que « prendre la parole » ne veut pas dire ici « dicter aux autres leur conduite ». Ce qui est pénible dans la plupart des discours d’hommes d’Église, ce n’est pas ce qu’ils disent mais la prétention de l’institution (pas nécessairement celle des personnes prêtres ou évêques) à dire aux gens ce qu’ils doivent faire. Mais cette prétention ne vient pas uniquement de ceux qui parlent, mais aussi de ceux qui écoutent. S’il était bien clair, dans la tête des croyants, que le discours des évêques ou du pape sont des propositions à réfléchir, et pas des solutions toutes faites, il n’y aurait pas de problème. C’est la relation des ecclésiastiques et du peuple qui est vicieuse: nous sommes partie prenante de ce piège.
@ Anne Marie Ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais dit. L’oppression des femmes est un problème politique, qui perdure dans toutes les sociétés, et il est évident que les clergés ne sont que des composantes de cette oppression. Ce dont les femmes ont assez , c’est « d’être parlées ». Hommes politiques comme religieux se croient compétence à parler « sur » elles, au lieu de les laisser se définir elles mêmes. En 1974, une affiche montrait un juge, un prêtre, et un homme politique, intitulée « ils ne décideront plus pour nous « ? Bien sûr, la décision appartient un peu plus aux femmes, mais c’est toujours une véritable loghorrée qui sévit sur les femmes, ce qu’elles doivent faire, comment elles doivent se comporter, qu’est ce qui est / n’est pas une offense à leur dignité….discours d’ hommes. C’est difficilement supportable, et un peu de silence de la part de tous ces messieurs serait le minimum de la décence.
Même si une parole est soi disant « bien intentionnée », elle n’en reste pas moins un discours. Depuis le début des mouvements de femmes, les femmes exigent seulement d’avoir la place de se définir elles mêmes, de se dire, avec leur vécu, leurs besoins. Vous voyez bien à quel point la parole des femmes peine à se faire entendre; elle est déformée, dépréciée, les problèmes qu’elles évoquent sont minimisés.
C’est plutôt à nous qu’on a interdit de prendre la parole pendant des siècles, et ce n’est pas gagné!
Aussi, je ne changerai pas d’avis, ma sexualité n’appartient qu’à ma conscience, et ne regarde pas l’Eglise!
@ Michelle
Ce n’est pas parce que la parole des femmes est systématiquement éludée (et je suis d’accord avec vous sur cette mise à l’écart systématique) qu’il est justifé de faire taire les hommes en général, les ecclésisatiques en particulier, et encore moins tel être humain particulier qui pourrait m’adresser la parole, et qui serait prêtre.
Je comprends très bien que les prises de paroles officielles des instances d’Église vous soient devenues insupportables, dans votre histoire personnelle. Mais vous ne pouvez pas en faire une position de principe. être chrétien, c’est cheminer ensemble derrière le Christ. Ce que d’autres chrétiens (femmes ou hommes, laïcs ou religieux, investis ou non d’une autorité dans ma communauté de vie) ont à dire sur tout aspect de l’existence, cela me concerne par définition. Quand je dis que ça me concerne, que je me considère tenue de l’écouter, ne veut pas dire que je vais automatiquement faire ce que me dit le pape. Je ne vois pas pourquoi la parole des hommes d’Église porterait davantage atteinte à ma liberté que n’importe quelle autre parole humaine.
Je crois que Dieu, en créant l’humanité dans son infinie multiplicité, nous a créé « des aides vis-à-vis de nous » (comme il est dit d’Eve pour Adam) et que ce compagnonnage existentiel est infiniment bon. Je crois qu’il est bon qu’un autre être humain ait quelque chose à me dire du sens de mon existence. C’est vrai de tout être humain « vis-à-vis de moi », ça l’est particulièrement d’un autre chrétien, femme ou homme, prêtre ou laïc.
@Anne Marie, après cette dernière intervention,je vais cesser la polémique: il semble que vous ayez ce que l’on appelle un « point de surdité » sur le problème du discours. Il ne s’agit nullement de mon histoire personnelle, qui n’a rien à voir ici.
Les religions sont confisquées par les personnes de sexe masculin, pour asseoir et perpétuer leur domination, et parce que, lorsqu’on est à bout d’arguments pour expliquer un pouvoir injuste ou usurpé, il en est un ultime, qui est « Dieu veut! ». Les pouvoirs conservateurs ont, au cours de l’histoire, bien compris qu’une alliance avec le « divin » était un instrument efficace(et redoutable pour les peuples). Pour exemple la fameuse « alliance du trône et de l’autel « sous la Restauration, et l’alliance avec une partie du clergé sous la dictature franquiste en Espagne.
Le discours familialiste de l’Eglise de France a aussi été un chausse-trappe qui l’a fait s’engluer dans un soutien au régime de Vichy( Dieu nous a envoyé le maréchal!, s’est écrié un cardinal)dont heureusement beaucoup de prélats sont revenus en 42. Le discours est une arme.
Et le discours de l’Eglise sur les personnes homosexuelles favorise la culpabilisation des adolescent(e)s homosexuels chrétiens-ou de culture chrétienne.Cette culpabilisation contribue certainement au nombre anormalement élevé de suicides dans cette catégorie de population.
Quand au discours sur le préservatif, il est certainement responsable de beaucoup de conduites à risque en Afrique, le risque étant le VIH, qui tue lorsqu’on a pas accès aux soins! Je ne nie pas les bonnes intentions de ceux qui les tiennent, pour eux cela a certainement une logique, mais ils ne voient pas les implications de leurs paroles.Le discours contre la contraception a également été responsable de beaucoup de grossesses non désirées dans des conditions dramatiques, et parfois d’avortements meurtriers.
Pour toutes ces raisons, je souhaite que les religieux se taisent sur le sexe.
@ Michelle
Je suis d’accord pour arrêter la polémique, mais je trouve que la surdité est réciproque. Je suis entièrement d’accord avec vous sur tout ce que vous dénoncez. Mais je ne peux pas admettre la conclusion. Et cela n’a rien à voir avec le fait qu’on parle des hommes d’Église. Vous auriez écrit « je souhaite que les violeurs se taisent sur le viol », ou « je souhaite que les tyrans se taisent sur la démocratie » ou « je souhaite que les Américains se taisent sur la peine de mort », j’aurais dit non de la même façon. On ne règle pas un problème en faisant taire l’une des parties en présence.